Les trucs cools de 2020

Je n’ai pas besoin d’expliquer pourquoi 2020 a été une année terriblement nulle, mais avec un peu de recul, j’ai réussi à lister quelques trucs très cool que j’ai découvert et qui ont adouci ces montagnes russes. Est-ce que je vais tricher et inclure un peu de janvier 2021 dedans ? Certainement. allez c parti

Livres
Autant je n’ai pas réussi à enchainer plus de 2 pages lors du premier confinement, autant le deuxième a été l’occasion de soutenir mon libraire. La sélection finale est peut-être légèrement révélatrice d’un manque de voyage…

Il y a eu beaucoup de découvertes du côté des romans graphiques et bandes dessinées. Pour commencer, la plus marquante d’entre toutes : Tant pis pour l’amour de Sophie Lambda, un roman graphique dans lequel elle raconte sa relation toxique, et surtout, son parcours pour se reconstruire. Un livre extrêmement parlant et touchant.

Sur une note plus légère, j’ai adoré Sacrées Sorcières, adaptation du livre de Roald Dahl en bande dessinée par Pénélope Bagieu. Déjà parce que Pénélope Bagieu est une personne fantastique, et puis parce que son univers est tout aussi génial, déjanté et tendre.

Depuis 2004, je suis les aventures de Lou !, bande dessinée de Julien Neel. Je pense que nous sommes nombreuses à avoir grandi avec ce personnage, et mon papa m’offre toujours les nouveaux tomes. A Noël, j’ai reçu Sonata, premier volume de la saison 2, où l’auteur propose un nouvel univers. J’ai fondu de nostalgie en découvrant Lou étudiante dans la ville de Tygre, me remémorant mes années universitaires à Lyon, ville chérie d’amour de mon cœur. Un vrai bonbon.

On entame la transition vers les romans avec deux dernières œuvres illustrées : Onibi – Carnets du Japon invisible, et Rêves de Japon, tous deux d’Atelier Sentô. La première est une bande dessinée rendant hommage aux Yôkai, créatures du folklore japonais qui pourraient être qualifiés d’esprits farceurs. La seconde est un grand carnet d’illustrations pour nous faire voyager entre traditions et légendes du pays du soleil levant.

On passe enfin aux livres NON ILLUSTRÉS, parce que oui, j’en lis aussi. Pendant le deuxième confinement, j’ai dévoré La Papeterie Tsubaki, puis sa suite, La République du Bonheur, par Ito Ogawa. Vous l’aurez compris, je suis dans un bon gros fantasme autour du Japon. Je rêve de ce voyage depuis des années, et normalement je compense en faisant d’autres petites excursions mais 2020 avait d’autres plans pour moi. J’ai beaucoup aimé ces deux romans, très mignons et poétiques. Adeptes de suspens et d’action, vous serez déçus. En revanche, si vous aimez les romans à l’atmosphère Japon-traditionnel, les personnages de cette histoire sont attachants, et vous apprendrez de nouvelles choses sur les coutumes nippones. C’est un peu un livre-doudou, et pendant un confinement, c’est parfait.

Je termine cette section avec le clou du spectacle : Moi les Hommes, je les déteste, de Pauline Harmange. J’en avais entendu parler bien sûr lors de la polémique autour de sa tentative de censure par un chargé de mission au ministère délégué à l’égalité femmes-hommes (quelle ironie), et j’étais très curieuse de le lire. J’ai été très contente de trouver des propos assez inédits, même dans mon parcours de féministe (bien que j’aie encore beaucoup à parcourir), mais un peu déçue de la brièveté de l’ouvrage. Quoi qu’il en soit, c’est une lecture que je recommande, ne serait-ce que pour ouvrir une discussion car oui, nous, les fxmmes, on est épuisées, et ça fait du bien de ne plus se voiler la face.

Films et séries
En 2020, il s’est passé quelque chose de fou : j’ai enfin eu Netflix (grâce à mon copain fantastique qui m’a offert un accès sur son compte). Du coup, j’ai enfin pu voir plein de choses fantastiques ou pas vraiment fantastiques.

Rilakkuma & Kaoru
Mon vrai coup de cœur de 2020 : la série d’animation absolument trop mignonne Rilakkuma. Je suis à l’affût désespérément de l’annonce d’une saison 2 pour replonger dans l’univers de la série, japonisante et réconfortante au possible.

Peaky Blinders
That’s right, j’ai enfin regardé toutes les saisons des Peaky fockin Blinders. Ça m’aura valu, entre autres, une petite obsession pour le rock anglais et une nouvelle playlist Spotify dédiée (purée ils sont pas bons en cuisine mais ils nous écrasent en musique). La hype est méritée, bravo les British.

Sabrina
Ce fut aussi l’heure de dire au revoir à Sabrina, avec les derniers épisodes de la dernière saison. Certes, il y a eu de plus en plus de moments What the fuck mais j’ai beaucoup d’affection pour cette série qui m’a fait renouer avec les sorcières.

Streetfood
Manger est une grande passion. Manger en regardant des documentaires sur la streetfood asiatique et sud-américaine est une double passion. Hâte de pouvoir voyager et manger. En attendant que Top Chef reprenne, c’était une chouette série à suivre.

Musique
Une petite playlist ici, retraçant des moments aussi joyeux que quand j’ai cru mourrir dans l’avion au retour de Lisbonne, au roadtrip de cet été, ou encore tous ces trajets incroyables dans le métro.

Voyages
Quelques semaines avant le confinement, j’ai pu profiter de l’air normand en amoureux ou encore de Lisbonne avec 2 amies en or. C’était si chouette. Et pour les vacances d’été, c’était roadtrip dans toute la France, parce que vous savez pourquoi. Et bah c’était fort sympathique.

Déjà, l’année a commencé avec ma première visite du Mont Saint Michel. Vide. Parce que c’était en plein hiver et que tous les restaus étaient fermés. L’avantage, c’est qu’on était seuls au monde. C’était plus petit que ce que j’imaginais mais c’était sublimissime, il a fait trop beau, et je suis trop contente de l’avoir découvert dans ces circonstances. Ensuite, il y a eu Lisbonne, avec une mention spéciale pour le chauffeur de Uber qui nous a donné son adresse secrète pour écouter du vrai fado dans un trop bon restau, et parler avec une star locale (qui avait chanté pour Dalida wesh !)
Et puis vous connaissez la suite, il faudra attendre l’été pour pouvoir de nouveau bouger. Commence alors un long périple : vignes de Bourgogne > Jura > retour à Paris > Nantes > Niort > Cognac > Saint Palais > Pau > Carcassonne > La Ciotat.
Pourquoi ce trajet sans fin ? Pour faire découvrir les meilleurs vins à mes copines, profiter du grand air avec mes parents, revisiter la ville où j’aimerais déménager prochainement, faire coucou à mon neveu, visiter la Fondation Martell, profiter de la mer en amoureux, faire un coucou à l’arrière-grand-mère de mon copain, et dire au revoir à une amie qui partait vivre à Tahiti. Vacances pas du tout reposantes mais largement rentabilisées, on a revu toutes les personnes qui nous avaient manqué pendant le confinement et on a vu la mer. Pour voir le rendu en vidéo, rendez-vous ici

Habitudes / Divers
En 2020, j’ai pris le temps de me connecter à… mon jeux de tarot. J’ai dédié un carnet à mes tirages, pour prendre le temps de mettre des mots sur mes préoccupations, pour canaliser mes pensées et mes énergies. C’est devenu un rituel, pour les pleines lunes et nouvelles lunes, pour les sabbats, pour les jours où ça va moins bien. Je n’ai jamais réussi à tenir un journal, mais j’ai enfin trouvé une alternative qui me convient. Ca me permet de prendre du temps pour moi, de faire face à mes angoisses, de retrouver espoir, ou d’envisager des chemins que je n’avais pas encore dans mon champ de vision. Et c’est aussi agréable de sortir mes jolis autocollants, on ne va pas se mentir.

J’ai commencé le yoga en 2018 mais cette année, le studio que je fréquente s’est développé. J’ai eu le bonheur de rencontrer une nouvelle prof dont je trouve les séances très agréables, équilibrées et ludiques. Malheureusement, j’ai dû me contenter de cours en visio depuis quelques mois, mais c’est toujours un vrai plaisir et une plaisir après chaque séance, de ressentir mon corps plus alerte et plus souple. Et ne parlons pas des demies secondes où j’arrive à tenir en équilibre sur mes mains pour la position du corbeau (chancelant), la méga fierté !
Mon studio / Ma prof

Sinon, 30 ans après tout le monde, j’ai découvert la Youtubeuse Léna Situation, qui est à l’image de son contenu : solaire, motivante, talentueuse… Ca fait du bien de voir des internetteuses parler d’anxiété, d’envers du décors, de partager leur passion avec une vraie énergie contagieuse. Ses montages vidéos sont géniaux, elle est d’une créativité dingue, et elle dégage des bonnes vibes à des kilomètres à la ronde. Dans la rubrique internet, et plus concentré culture, je recommande aussi le joli compte de La Machine Infernale sur Instagram, Picol’Art qui parle d’histoire de l’art et de vin, ou encore Margaux Brugvin pour ses portraits d’artistes femmes (en plus j’ai bu un verre avec elle, et elle est autant fantastique en vrai qu’en vidéo).

Et le meilleur pour la fin : en 2020, j’ai emménagé avec mon amoureux et avec notre Poppy 🐱, notre star internationale (suivez-la sur Instagram). Du coup, j’ai la maison du bonheur avec deux êtres géniaux à mes côtés tous les jours (même si ma colocataire d’amour de mon ancien appart me manque de tout mon cœur).

🎬 – Le Grand Bain de Gilles Lellouche

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J’attendais sa sortie depuis plusieurs semaines, je me suis empressée d’aller voir Le Grand Bain, premier film entièrement réalisé par Gilles Lellouche, curieuse de voir sous quel angle serait abordé ce thème de la natation synchronisée masculine avec un casting 5 étoiles.
J’ai été agréablement surprise, au dessus de mes espérances. C’est un film qui défait les clichés du genre, qui prône la bienveillance, qui arrive à nous faire rire en ne tournant jamais ce sport ni les personnages en ridicule.

Tous les personnages sont attachants et intéressants, à commencer par Mathieu Amalric dans le personnage principal, chômeur dépressif, paumé et incomplet. Son caractère doux au premier abord cache en réalité une lassitude face à ceux qui l’entourent. Sa nouvelle passion pour la natation synchronisée, parce qu’elle est hors du commun, il doit l’assumer pleinement. Cette profonde implication va se révéler libérateur de toute pression et va l’aider à s’affirmer, à ne plus accepter l’inacceptable, et à se libérer de ce qui n’en vaut pas la peine. Il décidera de quitter son job moisi et le patron qui va avec, sa belle-famille pesante et nocive, ses propres complexes. Cette évolution, tout au long du film, est très bien mise en scène et jouée. Son caractère ne change pas du tout au tout, au contraire, on observe le visage du personnage s’ouvrir et s’éclaircir au fur et à mesure du film, avec crédibilité.
Chaque personne a sa trajectoire propre, menant ses combats, luttant contre ses démons, montrant ses évolutions ou ses blocages.

Ce film est une comédie, réussie qui plus est, mais a tenu ce très beau pari de ne pas tourner en ridicule la natation synchronisée masculine. Elle pose même la question : au fond, pourquoi cela nous parait drôle, l’idée de la natation synchronisée par des hommes ? En sortant de la séance, je me suis demandé, qu’est-ce qui m’a réellement fait rire dans ce film ? Ce sont les traits de caractères, les dialogues, les retournements de situations… Mais jamais l’impression de ridicule pendant les scènes d’hommes nageant sur de la musique. Au contraire, j’ai trouvé que c’était les plus belles scènes. Les mouvements de danse ratés de ces nageurs débutants prêtent à sourire, mais tendrement, notamment car ces maladresses n’étaient pas liées à ce sport en particulier. Ces scènes auraient été drôles qu’elles qu’en soit le sport montré.

Plus qu’une comédie, c’est un film feel good, qui donne confiance en soit, qui prône la bienveillance, la compréhension, la compassion. Et pour couronner le tout, vous verrez Marina Foïs, Leila Bekhti, Virginie Efira, Philippe Katerine, Guillaume Canet, Jean-Hugues Anglade, Mathieu Amalric, Benoît Poelvoorde plus drôles et attachants les uns que les autres.